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Présentation de la rubrique Patrimoine Religieux :

Notre pays est tagué, tatoué par d’innombrables témoignages de deux millénaires de christianisme : croix, calvaires, chapelles, statues, tombes, petites églises qui ont façonné notre environnement. Ce sont ces humbles et modestes éléments de notre patrimoine - si familiers que nous ne les voyons plus - qui sont l’objet de ces chroniques. Avec l’ambition de rafraîchir notre regard, de réveiller l’attention que nous portons à notre environnement.

Je venais de rédiger la première de ces chroniques, lorsque je lus dans un petit livre d’Andréï Makine : « Cette France qu’on oublie d’aimer  » cette première page qui résumait parfaitement mon sentiment : « L’énigme de ce léger relief en creux qui trace une courbe sur les vieilles dalles. L’église est petite, parfaitement déserte. La torpeur d’un après-midi d’août… Un intérieur sombre, un autel modeste, le sentiment d’une présence désarmée que m’inspirent toujours ces églises humbles… L’ombre, la fraîcheur, de larges dalles… Et là, cette courbe, on dirait un sentier délicatement creusé dans la pierre. Un rayon qui perce à travers un vitrail noirci souligne ce dénivellement... Je m’accroupis, touche le grain de la pierre usée… Et tout à coup, je comprends que cette courbe légèrement enfoncée dans les dalles marque, “tout bonnement”, la direction que suivaient les fidèles : de l’entrée ils allaient vers la grande vasque, à présent sèche, du bénitier. La trace de leur pas depuis des siècles. La pierre sous mes doigts me paraît vivante… »

C’est à cette recherche de notre patrimoine religieux du Vaucluse - parfois modeste, parfois éblouissant, mais toujours magnifique - que je vous convie avec un oeil nouveau, curieux et fureteur, tout rempli d’amour pour la multitude de nos prédécesseurs qui ont animé ce paysage français. Ces chroniques sont publiées depuis septembre 2017 dans le Bloc-Notes du site du diocèse d’Avignon où vous pouvez aussi les retrouver. La brièveté et l’extrême concision m’est imposée : pas plus de 2000 "signes" espaces compris, qui pourtant doivent suffire à éveiller chez le lecteur le désir irrépressible d’aller y voir par soi-même. À vous de juger si c’est réussi...

François-Marie Legœuil

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