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Avignon : ombrellino, ombrellini...

En France, on les appelle aussi Gonfalon, ou Ombrelle. À Avignon, le pluriel italien en « i » s’impose : nous avons deux basiliques, nous avons donc deux ombrellini. Pie IX érigea la Cathédrale des « Doms » en basilique mineure en 1854 comme le rappelle l’ombrellino, côté de l’Évangile, sur la tribune de l’orgue du chœur. C’est un grand parasol rayé jaune et rouge – couleurs du Sénat Romain puis du Vatican. Il est fermé puisqu’il s’agit d’une basilique mineure ; pour les majeures, il est entrouvert, et il est déployé à Rome pour le Pape.
Ombrellino de la cathédrale des Doms : En face, sur la tribune de droite du chœur, est posé le Tintinnabule, second emblème des basiliques : longue hampe de bois doré portant la clochette processionnelle.
Tintinnabule de la cathédrale des Doms : Dans l’église Saint-Pierre d’Avignon – érigée basilique mineure en 2012 par Benoît XVI, derrière le chancel, à gauche du chœur, admirez de près, son ombrellino, ses glands d’or, sa chape de soie rouge et jaune : À droite du chœur, le tintinnabule : hampe de bois ciré, lacis de bois doré supportant la clochette surmontée des clés de saint Pierre et d’une minuscule tiare : En sortant de la basilique Saint-Pierre, à mi- façade, deux grands médaillons très colorés : À droite, le blason de Benoît XVI portant la tête de Maure et l’ours emblèmes de son ancien diocèse de Munich et le coquillage de la parabole de saint Augustin : vouloir définir Dieu c’est vouloir vider la mer avec une coquille… Rappel aussi du pèlerin inlassable que fut son prédécesseur Jean-Paul II. Surmonté de la mitre épiscopale qui, depuis Benoît XVI, remplace la tiare : À gauche, un blason pontifical surplombé de l’ombrellino déployé ; la devise : « Ubi Petrus Ibi Ecclesia – là où est Pierre, là est l’Église  » ; les deux clés du Royaume liées par le cordon rappelant la parole du Christ à Pierre : « tout ce que tu lieras sur la Terre sera lié dans les Cieux… » : Selon votre sensibilité, vous jugerez dépassés ces symboles, ou au contraire vous estimerez émouvants ces témoignages de l’ancrage immémorial de l’Église dans l’Histoire ; dans tous les cas, vous repartirez heureux d’avoir admiré de belles œuvres. Ci-dessous, les ombrellini et les tintinnabules de la cathédrale de Montpellier et de Paray-le-Monial :
Cathédrale de Montpellier : Et à Paray-le-Monial :